Comment payer un rédacteur en Afrique

Comment payer un rédacteur en Afrique

Vous êtes une agence de communication en Europe, gestionnaire de blog ou d’un site e-commerce. Vous avez fait appel aux services d’un rédacteur en Afrique et vous vous questionnez sur la façon de le payer. C’est très simple. Je vous parle de mon expérience et je vous explique tout, point par point.

La rédaction web est l’écriture de contenus ciblés dans un but publicitaire afin de faire connaître une entreprise, un service ou un produit aux internautes. Si pour certains, il s’agit juste d’un moyen secondaire de se faire de l’argent, pour d’autres, la rédaction est avant tout un emploi. Les africains font partie de ce dernier lot. Cependant, comme dans tout type de travail, la rémunération est l’une des motivations capitales. Quels sont alors les canaux de paiement d’un rédacteur en Afrique ? Je vous explique tout dans cet article.

QUELLE SOLUTION POUR PAYER UN RÉDACTEUR AFRICAIN ?

 

Mais avant tout: pourquoi faire appel à un rédacteur en Afrique ?

Professionnalisme des rédacteurs africains

Comme partout ailleurs, les rédacteurs africains sont, en grande majorité, en grande majorité, d’excellents professionnels. Pendant que d’autres, gribouillent, raturent, ou essaient tant bien que mal d’aligner quelques phrases sans trop de fautes ou en sachant structurer un texte. Mais nous ne parlerons pas de ceux-là. Nous parlons ici des rédacteurs web. Les vrais.

Mais être rédacteur web en Afrique, ce n’est pas toujours une passion, un passe-temps. Cela est une nécessité pour de nombreuses personnes. De ce fait, les règles qui régissent le métier de rédacteur web sont très encadrées, comme dans tous métiers. Il s’agit notamment de fournir des informations fiables, éliminer les maladresses, les erreurs de syntaxe, les fautes d’orthographe, de conjugaison et de grammaire. Ou tout simplement des erreurs de langage. À celles-ci, il faut ajouter l’exclusion du plagiat des contenus. Le rédacteur web africain sera également respectueux de son client et de l’entreprise, la société qu’il représente le temps d’un article.
Pour ce faire, il existe pléthore d’outils et sites pour vérifier les contenus avant de les envoyer aux correcteurs le cas échéant, puis en finalité, à son client. En outils de référence contre le plagiat, le rédacteur web africain utilisera des plateformes comme 1text.com et duplichecker. Pour les corrections orthographique et grammaticale, des outils tels que languagetool et Antidote font très bien leur travail! Bien conscients d’une grande concurrence, parfois même déloyale, les rédacteurs africains font tout leur possible pour être meilleurs que leurs collègues. Il en va parfois de leur survie ! Ils ont parfaitement conscience que de la qualité de leur travail dépendra la fidélisation d’un client…

Compétitivité

Comme notifié un peu plus haut, la rédaction web est est une profession à part entière. En Afrique comme partout ailleurs. De ce fait, plusieurs entreprises ont même été créées afin de recruter du personnel pour travailler dans ce domaine. La bonne marche de ces agences dépend de la qualité de leurs rédactions. Pour maintenir leurs contrats et en trouver d’autres, il est important pour les responsables d’entreprises d’exiger le maximum d’effort de leur équipe de rédacteurs.

Il va de soi que la qualité rédactionnelle va de soi avec le montant de la prestation. Un client ne pourra se contenter de payer un rédacteur quelques Euros pour un article de 2000 mots et en même temps demander un article de grande qualité. Comme dans toute prestation ou création de l’esprit, le client devra payer un rédacteur à la juste valeur de sont article rendu en temps et en heure.

Aussi, au-delà des rédacteurs eux-même, la compétitivité découle également des agences de rédaction entre elles. Et elles sont nombreuses ! On en trouve énormément au Bénin, comme Denel Writing, mais également à Madagascar où les agences de rédaction web se battent pour décrocher le plus de contrats possible ! Cet esprit de compétition pousse les uns et les autres à s’améliorer chaque jour un peu plus et à être productif.

Choix du Rédacteur

Le nombre de rédacteurs existants en Afrique est pléthorique, tous niveaux de rédaction confondus. Entre les rédacteurs débutants et les rédacteurs web au niveau incontestable, le client, agence de communication, de référencement ou simple site e-commerce, aura le choix selon ses objectifs et ses moyens. En général, le niveau d’exigence des clients est proportionnel au tarif proposé, comme expliqué plus haut. Ainsi, le client devra “mettre la main à la poche” s’il veut un niveau rédactionnel irréprochable. Bien l’on peut faire confiance au débutant pour s’améliorer dans un avenir plus ou moins proche, le client a ses propres exigences, parfois même dans les 24 heures. Pas le temps de négocier entre qualité et tarif ! En vrai professionnel, le client, bien qu’il puisse avoir une limite dans son budget, il sait pertinemment que l’article qu’il commande au rédacteur est un investissement sur l’avenir. Quand d’autres clients, moins exigeants, seront moins regardants sur la qualité, le plus souvent par méconnaissance du fonctionnement de l’Internet et des règles qui le régissent.

Cette différence de niveau explique la diversité de rédacteurs web en Afrique. Aussi, les rédacteurs en Afrique opterons souvent pour de simples formations qui permettront de leur apporter les bases de la rédaction. Cela leur permettra de commencer à rédiger pour leurs premiers clients. Avec un peu d’expérience, leur niveau devrait s’élever assez rapidement. Cette diversité là offre donc tout un panel de rédacteurs africains qui pourront obtenir des contrats avec toutes sortes de clients, la plupart du temps en Europe.

Quel est le prix d’un article rédigé par un rédacteur africain ?

Il est de notoriété publique que les rédacteurs africains sont sous-payés. Tout du moins en comparaison des rédacteurs en France ou ailleurs en Europe. J’ai d’ailleurs écrit un article sur cet esclavagisme 2.0. Pour certains rédacteurs, accepter des tarifs ridiculement bas, est parfois une question de survie. Et les clients en France le savent bien. La plupart du temps, il s’agit d’une technique pour décrocher les premiers contrats. Mais il suffira que le rédacteur web fasse preuve d’un grand professionnalisme pour fidéliser sa clientèle. Il n’aura alors plus besoin de se vendre pour travailler…

Tarif au mot:

En réalité, la prestation d’un rédacteur n’est pas toujours en rapport avec la qualité de son travail. Bien des contextes peuvent faire varier les tarifs ! La plupart du temps, les tarifs de rédaction proposés aux africains sont évalués “au mot”. Le prix moyen d’un mot est 3 à 4 FCFA (0,0045 à 0,006 € le mot !). Le tarif peut atteindre jusqu’à environ 10f/mot (0,015€) pour certains contrats. Généralement, dans ce dernier cas, les exigences sont élevées pour mériter ce tarif. Pour information, 0,015€ le mot est équivalent à 15€ pour un article de 1000 mots. Nous sommes donc très loin du prix d’une prestation d’un rédacteur en France.

Connaître son sujet pour mieux en parler

En effet, écrire un article optimisé SEO de 1000 mots, ce n’est pas simplement “écrire des phrases bout à bout”. Avant même de commencer à rédiger, le rédacteur va devoir s’imprégner de son sujet. Si c’est un sujet qu’il maîtrise bien, cela devrait être assez rapide: deux bonnes heures avec un peu d’entraînement. Mais si c’est un sujet qu’il ne connaît pas, il va devoir se renseigner, lire de nombreux articles sur un sujet donné. Ensuite, et seulement ensuite, il pourra commencer à rédiger. Il n’est pas rare, dans ce cas, de travailler 6 à 8 heures pour un article assez complexe de 1000 mots. Au vu du temps passé, il est aisé de comprendre qu’on ne peut payer un rédacteur seulement 3 FCFA le mot, c’est à dire 4,57€ pour 8 heures de travail.

Pour information, un nombre considérable de ces “plateformes de rédacteurs web” en France et partout ailleurs en Europe, ou simplement des rédacteurs français sous-traitent avec des rédacteurs africains afin d’augmenter leurs bénéfices. D’autres plateformes sont par ailleurs largement contestables car elle paient 3 FCFA les 100 mots, c’est à dire 0,04€ pour un article de 1000 mots (oui, vous avez bien lu: et j’en détiens les preuves!!!), qu’ils revendent ensuite, sans complexe, jusqu’à 50€ à leur client. J’ai écrit ici un article sur l’une de ces plateformes qui exploitent allègrement les rédacteurs comme d’autres le faisaient pour cultiver les canes à sucres dans un passé peu glorieux… Dans ce cas-là, on imagine fort que les bénéfices sont absolument considérables !

MÉTHODES DE PAIEMENT POUR PAYER UN RÉDACTEUR AFRICAIN

Paypal en Afrique

PaypalPayPal est le moyen de paiement le plus populaire sur Internet, tous pays confondus. Il doit cette particularité à la sécurité des transactions dont il a toujours fait preuve. Paypal ne permet pas l’utilisation directe de carte bancaire, ce qui est un gage de sécurité et de confiance.

Avantages de Paypal:
  • Paiement instantané
  • Pas besoin de carte bancaire pour effectuer un paiement en ligne
  • Sécurité irréprochable
  • Service de résolution des litiges au top
Inconvénients de Paypal pour les africains:
  • Aucune possibilité de lier une carte bleue
  • Lier un compte bancaire impossible
  • Effectuer un paiement en ligne, sauf de compte Paypal à un autre compte Paypal impossible
  • Impossibilité de retirer l’argent stocké sur le compte Paypal.

Paypal est une garantie de sécurité pour les freelance en général. Les rédacteurs (hors Afrique) peuvent donc privilégier ce moyen de paiement, gage de sécurité et de sérieux. Payer un freelance par Paypal, ou effectuer tout type de paiement, d’achat, est en effet instantané. Aussi, le rédacteur a la possibilité de transférer son argent du compte PayPal vers son compte bancaire. Ça, c’est dans l’idéal. Car en pratique, sur le continent africain, Paypal fonctionne seulement partiellement, comme l’explique DenelPay.  En effet, faute d’accords avec les banques africaines, il n’est pas possible de lier un compte bancaire, ni même une carte bancaire, avec son compte Paypal quand on réside en Afrique. Les africains se retrouvent donc avec parfois des sommes assez conséquentes sur leur compte Paypal, mais ils ne peuvent absolument pas récupérer cet argent ! Payer un rédacteur en Afrique avec Paypal n’est donc vraiment pas la solution a privilégier.

Virement bancaire

Le virement bancaire est un système de transfert d’argent très courant, utilisé par de nombreuses personnes et entreprises. Le virement bancaire a la réputation d’être sécurisé, assez rapide et est très pratique. Payer un rédacteur en Afrique par virement bancaire est donc assez facile. Aujourd’hui, toutes les banques proposent une application à installer sur son smartphone pour suivre son compte bancaire en direct et effectuer des virements de compte à compte.  Il faut cependant être attentif aux frais bancaires au moment d’un virement. En effet, si le virement international (non SEPA) est un moyen de paiement sécurisé permettant de transférer des fonds vers un autre compte, il est prudent d’y regarder de très près. Un virement international peut être effectué dans une devise étrangère mais des tarifs liés à chaque virement peuvent s’appliquer en plus de la somme à envoyer et si la devise diffère de l’euro. Un taux de change est donc àjouté pour payer un rédacteur web en Afrique.

Payer un rédacteur en Afrique avec Xoom

Payer un rédacteur avec Xoom de PaypalXoom est un service de Paypal. Peu connu, fonctionnant sur un autre site web que la maison mère, mais il s’agit bel et bien d’un service de Paypal, site de transfert d’argent dont la fiabilité et la sécurité n’ont plus rien à prouver. Xoom de lui une plateforme de choix pour les rédacteurs en Afrique pour être payés. Rapidité des transferts, disponibilité du service clientèle sont autant d’avantages rassurants. Avec Xoom, vous pouvez effectuer vos transferts avec un compte bancaire, une carte de crédit et surtout depuis votre compte Paypal! Cela permet à un possesseur de compte Paypal d’effectuer un transfert sur Xoom en utilisant le solde de son compte Paypal, ce qui est idéal. Avec Xooml, pas besoin de sortir votre carte bancaire pour effectuer un paiement. Votre compte Paypal est directement reconnu par Xoom pour vous y connecter. Xoom est disponible aussi comme application sur Android ou iPhone. Payer un rédacteur en Afrique avec Xoom se fait donc directement depuis son compte Paypal. Le rédacteur en Afrique, de son côté, pourra retirer cet argent sur son compte bancaire ou en Agence de retrait. Dans ce dernier cas, muni de sa carte d’identité, il pourra présenter le Numéro de Transaction Xoom auprès de sa banque, ou toute autre point de retrait d’argent pour récupérer ses espèces.

Avantages de XOOM pour un freelance en Afrique:
  • Paiement directement depuis son compte Paypal
  • Pas d’inscription au préalable sur Xoom
  • Rapidité du transfert
  • Sécurité du transfert
  • L’argent est envoyé dans la devise de l’envoyeur et reçu dans la devise du bénéficiaire
  • Pas besoin de posséder un compte bancaire pour retirer l’argent reçu
Inconvénients de Xoom pour payer un rédacteur en Afrique:
  • Trop peu connu en Europe, donc manque de confiance de la part des clients
  • Aucune possibilité de réception de l’argent en Mobile Money

Mobile Money

Mobile Money est LE système le plus courant en Afrique: ses avantages son multiples. Mobile Money, inconnu en Europe, est un système de paiement depuis un téléphone mobile vers un autre téléphone, tous deux disposant de sa propre application Mobile Money, ou “MoMo” pour les habitués. Les africains se servent de MoMo pour acheter leur pain, faire leurs courses au marché ou acheter une montre connectée à un marchand ambulant. Les systèmes bancaires n’étant pas toujours présents dans les zones reculées, Mobile Money est utilisé chaque jour par des millions de personnes en Afrique pour tous types de transactions. Avec Mobile Money, tout le monde peut transférer et recevoir de l’argent sans encombre avec les notifications instantanées. En second lieu, les transactions par mobile Money sont sécurisées et la corruption est quasi inexistante, ce qui est particulièrement notable pour la plupart des pays où les rédacteurs africains sont particulièrement représentés. A savoir le Bénin et Madagascar par exemple.

Mobile Money, comment ça marche exactement ?

C’est un service de paiement sécurisé qui est mis en place par les opérateurs téléphoniques locaux. Un peu comme si, en France, Orange, Bouygues et SFR proposaient leur propre système de paiement entre téléphones mobiles. Sur le continent africain, nous pouvons retrouver la présence de Orange, justement. Et Orange propose son système de paiement par mobile: Orange Money. Il en est de même pour MTN, Inwi ou Express Union pour ne citer que ceux-là.

Pourquoi les banques sont les grandes absentes de l’utilisation de l’argent

Les banques, parfois en manque d’effectif, voient les files d’attente s’allonger chaque jour. Aussi, la corruption même au guichet est fréquente. Grâce à Mobile Money, les rédacteurs peuvent retirer leur argent très simplement en se rapprochant d’un guichet de retrait, comme il en existe à chaque coin de rue. Depuis quelques années, Mobile Money s’étend au niveau mondial, bien que quasiment inconnu en Europe. Payer un rédacteur en Afrique en Mobile Money est certainement LA solution de paiement idéale, même depuis la France.

Voyons donc, plus bas, ces références mondiales pour effectuer des paiements en Mobile Money vers l’Afrique.

WorldRemit

WorldRemit est un service de paiement exclusivement en ligne dans 90 devises et la plupart des pays. Selon le pays vers lequel le paiement est destiné, le bénéficiaire peut recevoir son argent en Mobile Money, par virement bancaire (en fournissant son IBAN), en retrait d’espèces en agence locale de retrait ou en “compte prépayé” sur numéro de téléphone mobile.

Concernant le paiement par Mobile Money, la plupart des opérateurs mobiles locaux sont reconnus par WorldRemit.

Avantage de WorldRemit:
  • utilisation des services de WorldRemit sur PC ou appli Android / iPhone
  • Simplicité d’emploi presque enfantine
  • Rapidité d’envoi en Mobile Money: parfois en moins de 5 minutes !
  • Frais réduits pour des petites transactions (environ 3€)
Inconvénients de WorldRemit:
  • Limite d’envoi journalier
  • Aucune erreur n’est permise dans la transmission des informations d’identité du receveur: le retard de paiement ou l’annulation pourrait prendre plusieurs jours

 

Remitly

Un premier intérêt pour les rédacteurs d’opter pour Remitly pour récupérer leur paiement est son vaste réseau de partenaires bancaires locaux. Le canal de transaction d’argent Remitly est en association avec environ 150 000 banques. De ce fait, les rédacteurs africains ont plus d’options de récupération de leur salaire. C’est également un système entièrement numérique donc les rédacteurs sont exemptés des paiements de frais supplémentaires. L’inscription à ce service se fait simplement, en quelques minutes seulement. Remilty est partout en Europe, au Canada, au Royaume-Uni, en Australie ainsi qu’en Asie. Grâce à cela, les rédacteurs africains peuvent agrandir leur nombre de contrats en travaillant pour des clients un peu partout dans le monde.

Moneygram

L’un des canaux d’envoi d’argent à l’étranger est Moneygram. Il est passe-partout et les conditions sont abordables d’ailleurs. La société Moneygram possède environ 350 agences physiques en plus de ses services en ligne. Ainsi, il est possible aux rédacteurs en Afrique de percevoir leur argent selon l’endroit où ils se trouvent. Pour le rédacteur qui est amené à voyager par exemple, il peut recevoir ses fonds dans une des agences Moneygram sur son chemin. Le bénéficiaire peut retirer son argent en espèce ou sur son compte bancaire. Le service est rapide et sécurisé, une option rassurante pour les rédacteurs africains. Comme ses concurrents, les transferts d’argent se font en quelques minutes seulement, où que l’on se trouve dans le monde. Cependant, les tarifs de transfert ou de virement ne sont pas aussi abordables. Les coûts supplémentaires sont onéreux et la transparence des calculs n’est pas de mise.

Western Union

Western Union présente l’avantage d’être disponible partout dans le monde. C’est un point positif fort pour tous les freelances en Afrique. Le rédacteur africain peut ainsi percevoir son paiement directement du client sur son portefeuille mobile (Mobile Money). Western Union possède plus de 130 devises, ce qui facilite les transferts provenant de tous les pays. Comme les autres présentés plus haut, le client envoie l’argent sans sa propre devise et de l’autre côté, le bénéficiaire recevra son argent dans sa propre devise locale. Tout ceci sans frais de change. Là aussi, la rapidité est à l’honneur. Une fois les fonds déposés ou transférés aux rédacteurs, ceux-ci reçoivent instantanément un numéro MTCN qui leur permettra de retirer l’argent en agence de retrait. Cependant, Western Union a aussi quelques défauts dont les frais de transaction qui peuvent être très onéreux selon le pays. Ces frais supplémentaires varient très souvent. IIl est donc recommandé d’effectuer des simulations de transfert pour connaître précisément les frais d’envoi.

Malheureusement, Western Union est victime de son succès. Ce service de transaction d’argent vers l’Afrique ne bénéficie pas, a tors, d’une très bonne image en France. C’est d’ailleurs à La Poste près de chez soi que les bureaux Western Union sont représentés.

Appli Orange Money Europe

On ne le sait pas forcément, mais il est très simple d’envoyer de l’argent, à partir de n’importe quel pays en Europe, vers l’Afrique, en Mobile Money. Pour vous inscrire, vous aurez besoin de:

  • Votre numéro de mobile
  • Un justificatif d’identité
  • Carte d’identité européenne ou passeport ou titre de séjour ou un permis de conduire (nouveau format) en cours validité.
  • Une adresse email
  • Carte bancaire de type CB, VISA ou MASTERCARD et elle doit indiquer votre Nom/Prénom, émise par une banque Européenne

L’inscription est simple et rapide, cela prend moins de 5 mins avec l’application.

Les frais d’envoi sont extrêmement réduits: 1,99€ pour envoyer un montant inférieur à 100€ jusqu’à 2.99€ pour envoyer un montant de 101 à 800€. 800€ étant le montant maximum qui peut être envoyé par transaction.

Le principe est finalement assez simple. Pour pouvoir envoyer de l’argent à partir de la France vers le Bénin par exemple, il suffit (après inscription), de “recharger” son compte client. Le paiement se fait par carte bancaire. Vous indiquez le montant que vous souhaitez envoyer à votre rédacteur au bénin. Pour envoyer de l’argent cliquez sur « transfert » depuis l’application. Ensuite choisissez le pays d’envoi, le numéro de mobile « +229 » de votre bénéficiaire (indicatif téléphonique du Bénin), puis le montant que vous souhaitez envoyer. Votre destinataire recevra immédiatement l’argent sur son compte MTN Momo ! Tout simplement ! Si le rédacteur ne dispose pas de compte Mobile Money, il peut retirer en espèces dans l’un des 5 000 points de retrait MTN MOMO disponibles partout dans le pays.

CONCLUSION

Les rédacteurs africains sont une parfaite option pour les clients désireux obtenir un travail de qualité à des tarifs raisonnables. Ils ont la volonté de s’investir dans le travail pour s’améliorer quotidiennement afin de fournir des contenus de qualité attrayante. Pour payer un rédacteur en Afrique, de nombreux moyens de paiement existent mais tous possèdent leurs avantages et leurs inconvénients. Si Paypal est le moyen de paiement privilégié pour un client français, il est très loin d’être la solution idéale du côté de l’Afrique. Dans ma longue expérience de paiements vers l’Afrique, je privilégie le paiement par Mobile Money et plus particulièrement WorldRemit qui ne m’a jamais déçu.

De son côté, un client sérieux travaillera avec ses rédacteurs habituels. C’est au client de s’adapter pour le paiement des prestations vers ses rédacteurs, et pas l’inverse. Le client, lui, a de multiples choix depuis son PC ou son smartphone en Europe. C’est parfois juste pour son petit confort personnel que le client refuse de travailler autrement qu’avec Paypal. Mais Paypal est totalement inadapté pour l’Afrique en général et les rédacteurs africains en particulier. Localement, le rédacteur n’a pas d’autre choix que de s’adapter à ce qui existe autour de lui, sous peine d’avoir travaillé sans jamais pouvoir percevoir ses paiements. Cela ne fait qu’accroître la pauvreté.

Les talents en Afrique sont nombreux. Il est du devoir des clients européens de se mettre à la portée des rédacteurs en Afrique et de les payer dignement, avec une méthode de paiement acceptée par son rédacteur.

Je dédie cet article à Constant qui se reconnaîtra